Ingénierie des génomes

Qu’est-ce que l’ingénierie des génomes ?

 

Le principe de l'ingénierie des génomes est simple : intervenir sur le patrimoine génétique d'un individu ou d'une espèce pour comprendre son fonctionnement, produire une protéine utile ou soigner une pathologie. La génétique a mis en évidence le lien entre les caractères physiques des espèces et leurs gènes et a ainsi démontré l’implication de gènes donnés dans certains traits ou bien dans certaines maladies. L'ingénierie des génomes permet de modifier les gènes des espèces dans le but de modifier les différents caractères, de corriger une erreur ou d'apporter un trait d’intérêt économique ou physiologique. Cette démarche n'est pas nouvelle. Le croisement de différentes variétés de plantes ou encore la sélection des meilleurs animaux à des fins de reproduction tient de ce même principe : on améliore une espèce afin qu’elle présente les meilleures caractéristiques possibles, par exemple, des plantes plus résistantes à la sécheresse ou bien aux parasites.

L'approche ciblée de l'ingénierie des génomes est prédictible, plus fiable et plus efficace que les techniques précédemment utilisées, et peut être appliquée à l’homme. Nous connaissons de mieux en mieux la séquence ainsi que la localisation des gènes des êtres vivants, même si leur fonctionnement recèle encore bien des mystères. Cet ensemble de connaissances permet d'agir directement sur les gènes.

Trois différentes stratégies sont possibles :

 

  • L'insertion permet l'ajout dans le génome d'un nouveau caractère, par exemple pour produire un médicament biologique ou pallier un défaut génétique comme l’hémophilie.
  • La correction permet de remplacer une séquence défectueuse existante (qui impacte la fonction du gène) par une séquence fonctionnelle. Par exemple pour guérir une maladie génétique grave comme la myopathie de Duchenne.
  • L'inactivation permet d'empêcher l'expression d'un gène. Cette approche peut être utilisée pour guérir des infections virales persistantes telles que le SIDA ou l'herpès.